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Kurzgeschichte Roman: Victor Hugo


  Zum Tode verurteilt - Condamné à mort!

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XXI

Je suis calme maintenant. Tout est fini, bien fini. Je suis sorti de l'horrible anxiété où m'avait jeté la visite du directeur. Car, je l'avoue, j'espérais encore. -Maintenant, Dieu merci, je n'espère plus.
Voici ce qui vient de se passer : Au moment où six heures et demie sonnaient -non, c'était l'avantquart, -la porte de mon cachot s'est rouverte. Un vieillard à tête blanche, vêtu d'une redingote brune, est entré. Il a entr'ouvert sa redingote. J'ai vu une soutane, un rabat. C'était un prêtre.
Ce prêtre n'était pas l'aumônier de la prison. Cela était sinistre. Il s'est assis en face de moi avec un sourire bienveillant ; puis a secoué la tête et levé les yeux au ciel, c'est-à-dire à la voûte du cachot. Je l'ai compris.
-Mon fils, m'a-t-il dit, êtes-vous préparé ? Je lui ai répondu d'une voix faible :
-Je ne suis pas préparé, mais je suis prêt. Cependant ma vue s'est troublée, une sueur glacée est sortie à la fois de tous mes membres, j'ai senti mes tempes se gonfler, et j'avais les oreilles pleines de bourdonnements.
Pendant que je vacillais sur ma chaise comme endormi, le bon vieillard parlait. C'est du moins ce qu'il m'a semblé, et je crois me souvenir que j'ai vu ses lèvres remuer, ses mains s'agiter, ses yeux reluire.
La porte s'est rouverte une seconde fois. Le bruit des verrous nous a arrachés, moi à ma stupeur, lui à son discours. Une espèce de monsieur en habit noir, accompagné du directeur de la prison, s'est présenté, et m'a salué profondément.
Cet homme avait sur le visage quelque chose de la tristesse officielle des employés des pompes funèbres. Il tenait un rouleau de papier à la main.
-Monsieur, m'a-t-il dit avec un sourire de courtoisie, je suis huissier près la cour royale de Paris. J'ai l'honneur de vous apporter un message de la part de monsieur le procureur général.
La première secousse était passée. Toute ma présence d'esprit m'était revenue. -C'est monsieur le procureur général, lui ai-je répondu, qui a demandé si instamment ma tête ? Bien de l'honneur pour moi qu'il m'écrive. J'espère que ma mort lui va faire grand plaisir ; car il me serait dur de penser qu'il l'a sollicitée avec tant d'ardeur et qu'elle lui était indifférente. J'ai dit tout cela, et j'ai repris d'une voix ferme :
-Lisez, monsieur ! Il s'est mis à me lire un long texte, en chantant à la fin de chaque ligne et en hésitant au milieu de chaque mot. C'était le rejet de mon pourvoi.
-L'arrêt sera exécuté aujourd'hui en place de Grève, a-t-il ajouté quand il a eu terminé, sans lever les yeux de dessus son papier timbré. Nous partons à sept heures et demie précises pour la Conciergerie. Mon cher monsieur, aurez-vous l'extrême bonté de me suivre ?
Depuis quelques instants je ne l'écoutais plus. Le directeur causait avec le prêtre ; lui avait l'oeil fixé sur son papier ; je regardais la porte, qui était restée entr'ouverte... -Ah ! misérable ! quatre fusiliers dans le corridor !
L'huissier a répété sa question, en me regardant cette fois. -Quand vous voudrez, lui ai-je répondu. À votre aise ! Il m'a salué en disant : -J'aurai l'honneur de venir vous chercher dans une demi-heure. Alors ils m'ont laissé seul.
Un moyen de fuir, mon Dieu ! un moyen quelconque ! Il faut que je
m'évade ! il le faut ! sur-le-champ ! par les portes, par les fenêtres, par la charpente du toit ! quand même je devrais laisser de ma chair après les poutres !
Ô rage ! démons ! malédiction ! Il faudrait des mois pour percer ce mur avec de bons outils, et je n'ai ni un clou, ni une heure !
 

XXI

Ich bin jetzt ruhig. Alles ist vorbei, aus und vorbei. Den Zustand der schrecklichen Panik, in welchen mich der Besuch de Direktors versetzt hatte, habe ich überwunden. Denn, ich gestehe, ich hoffte immer noch. Jetzt, Gott sei Dank, hoffe ich nicht mehr.
Sehen Sie, was vorgefallen ist: Als es die Uhr 6:30 schlug, nein, es war 6:45, öffnete sich noch einmal die Tür meines Kerkers. Ein alter Mann mit weißem Kopf trat ein, bekleidet mit einem braunen Gehrock. Ich sah eine Soutane, eine Halskrause. Es war ein Priester.
Dieser Priester war nicht der Kaplan des Gefängnisses. Das war das unheilverkündende. Er setzte sich mit einem wohlwollenden Lächeln mir gegenüber. Schüttelte dann den Kopf und erhob seine Augen gen Himmel, anders gesagt, zur Wölbung des Kerkers. Ich verstand.
„Mein Sohn“, sagte er zu mir, „bist du vorbereitet?“ Ich antwortete ihm mit schwacher Stimme.
„Ich bin nicht vorbereitet, aber bereit.“ Unterdessen hatte sich mein Blick verdüstert, kalter Schweiß drang auf einmal aus allen meinen Gliedern, ich fühlte wie meine Schläfen anschwollen, in meinen Ohren brummte es.
Während ich, also ob ich eingenickt wäre, auf meinem Stuhl schwankte, sprach der gute Alte. Zumindest schien es mir so und ich glaube mich zu erinnern, dass ich beobachtete, wie seine Lippen, seine Hände sich bewegten, seine Augen glänzten.
Und zum zweiten Mal öffnete sich die Tür. Der Lärm der Riegel riss mich aus meiner Starre und ihn aus seiner Rede. Ein Herr in schwarzem Gewand betrat in Begleitung der Gefängnisdirektors das Gefängnis, stellte sich vor und grüßte mich.
Die Gesichtszüge dieses Mannes hatten etwas von der zur Schau getragenen Traurigkeit der Totengräber. Er hielt eine Rolle Papier in der Hand.
„Mein Herr“, sprach er zu mir mit einem freundlichen Lächeln, ich bin der Schreiber des Gerichtshofes von Paris. Ich habe die Ehre ihnen eine Nachricht der Staatsanwaltschaft zu hinterbringen.
Die erste Schreck war überstanden. Ich erlangte meine Geistesgegenwart wieder. „Dieser Staatsanwalt“, erwiderte ich ihm, „der so sehr nach meinem Kopf verlangte? Welche Ehre, dass er mir schreibt. Ich hoffe mein Tod bereitet ihm große Freude? Der Gedanke nämlich, dass er ihn mit solcher Inbrunst forderte und dass er ihm dann gleichgültig ist, wäre nämlich schwer zu ertragen?“ All das sagte ich, und fuhr dann mit fester Stimme fort.
„Lesen Sie vor mein Herr!“ Er fing an einen langen Text vorzulesen, am End einer jeden Zeile singend und in der Mitte eines jeden Wortes zögernd. Es war die Ablehnung meines Einspruchs.
„Das Urteil wird heute auf der Place de Grève“, fügte er, ohne den Blick von seinem versiegelten Papier zu heben, hinzu. „Wir fahren punkt sieben Uhr zum Pförtnerhaus. Mein Herr, hätten Sie die Güte mir zu folgen?“
Seit einer Weile hörte ich ihn nicht mehr. Der Direktor unterhielt sich mit dem Pfarrer. Er hatte das Auge auf mein Papier gerichtet. Ich betrachtete die Türe, die offen geblieben war. Ich Unglücklicher, vier Schützen im Korridor!
Der Schreiber hat seine Frage, diesmal schaute er mich an, wiederholt. „Wann immer sie wünschen“, antwortete ich ihm, „ganz wie Sie wünschen“. Er grüßte mich und sagte. „Ich werde die Ehre haben, sie in einer halben Stunde abzuholen.“ Dann ließen sie mich alleine.
Eine Möglichkeit zu fliehen, oh Herrgott! Eine Fluchtmöglichkeit! Ich muss flüchten! Es muss sein! Sofort! Durch die Tür, die Fenster, durch das Dachgerüst! So oder so werde ich mein Fleisch nach den Pfoste opfern müssen.
Verflucht ! Teufel ! Verwünschung! Selbst mit guten Werkzeugen hätte man Monate gebraucht um diese Mauern zu durchbohren, ich hatte nicht mal einen Nagel, und nicht mal eine Stunde Zeit.


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